Audit d’accessibilité de mobilier urbain numérique

Bornes,DAB, totems tactiles : impossible d’y brancher son lecteur d’écran, l’accessibilité doit donc être embarquée. Nous auditons vos bornes et terminaux au regard de l’EN 301 549, de l’EAA et du RGAA, puis vous remettons une feuille de route priorisée.

Quel périmètre

Bornes, totems, DAB :de quoi parle-t-on ?

Le mobilier urbain numérique et les terminaux en libre-service désignent les dispositifs physiques à interface numérique installés dans l’espace public ou en libre accès. Nous auditons notamment :

Tous relèvent d’une même catégorie réglementaire : les terminaux en libre‑service, explicitement visés par l’European Accessibility Act.

Bornes interactives d’information et d’orientation

Plans, horaires, wayfinding en gare, aéroport, mairie, hôpital, centre commercial.

Bornes de billettique et de vente

Achat de titres de transport, prise de tickets, commande en restauration rapide, retrait de commande.

Distributeurs automatiques de billets (DAB) et guichets bancaires

Retrait, dépôt, opérations courantes.

Totems et écrans tactiles

Gestion de file d’attente, prise de rendez-vous, enregistrement autonome. Abris voyageurs et afficheurs connectés - information voyageurs en temps réel.

Abris voyageurs et afficheurs connectés

Information voyageurs en temps réel.

Quelle différence avec l'audit web

Pourquoi ce n’est pas un audit web : le référentiel EN 301 549

Un audit de site web s’appuie sur le RGAA 4.1 et les WCAG. Une borne, non. Deux différences changent tout :

  • La fonctionnalité verrouillée Sur un site, l’utilisateur mobilise ses propres outils : lecteur d’écran, loupe, clavier adapté. Sur une borne, rien de tout cela - le dispositif est fermé. L’accessibilité doit donc être intégrée au matériel lui-même : sortie vocale, prise casque, contraste, atteinte physique.
  • Le référentiel Le cadre applicable est l’EN 301 549, la norme européenne d’accessibilité des produits et services TIC, qui couvre le matériel là où le RGAA s’arrête au web. Le RGAA 4.1 n’intervient qu’en complément, pour la partie applicative et interactive (comme le précise l’article 47 de la loi 2005).

Depuis le 28 juin 2025, l’European Accessibility Act impose l’accessibilité des terminaux en libre-service destinés aux consommateurs - bornes de billettique, DAB, guichets, écrans interactifs d’information. Le parc physique déjà installé avant cette date peut rester en service jusqu’à la fin de sa durée de vie utile (quinze ans maximum). Mais la partie numérique doit être accessible. Nous déterminons avec vous le cadre applicable et l’échéance associée.

Quel test

Ce que nous testons, concrètement

Nos experts testent sur site, matériel en main et avec de vrais usages. Les points décisifs (non exhaustifs) :

5 éléments, sans lien.

  • Atteinte et posture

    Ecran, commandes et fente à tickets atteignables et lisibles depuis un fauteuil roulant ; aucune information reléguée hors de portée.
  • Sortie vocale et écoute privée

    L’ensemble du parcours doit être restituable en audio, via une prise casque 3,5 mm, sans jamais recourir à la vue.
  • Navigation tactile sans vision

    Un écran tactile plat est par nature inutilisable les yeux fermés : il faut un mode d’accès non visuel (audio, repères tactiles).
  • Contraste et lisibilité en extérieur

    Texte et boutons lisibles en plein soleil comme de nuit ; l’information n’est jamais portée par la seule couleur.
  • Confidentialité préservée

    Masquage vocal des données bancaires ou personnelles, au même niveau de protection que pour les autres usagers.

Un modèle audité, tout un parc sécurisé

Nos experts testent vos terminaux sur site, en conditions réelles d'usage. Les corrections identifiées sur un modèle profitent ensuite à chaque borne identique de votre parc.

Quelle problématique

L’effet parc : quand un défaut se propage depuis un composant

Un site web se corrige page par page. Un parc de bornes, non : chaque unité est le clone d’un même châssis matériel et d’un même gabarit logiciel. Un défaut d’accessibilité présent dans le composant d’origine se réplique à l’identique sur chaque borne déployée - un modèle défaillant installé sur 300 sites, c’est 300 barrières rigoureusement identiques. La bonne nouvelle : corriger le composant source corrige tout le parc, c’est l’accessibilité “by design” (à la source). Les défauts qui se propagent le plus souvent :

  • Écran tactile sans sortie vocale le gabarit logiciel ne prévoit aucun mode audio. Propagation : chaque borne du parc devient totalement inutilisable par une personne aveugle.
  • Prise casque (jack) absente ou non câblée sur le châssis une décision matérielle prise une fois, répétée partout. Propagation : aucune écoute privée possible sur l’ensemble du parc, données bancaires comprises.
  • Hauteur d’implantation figée dans le mobilier écran et commandes hors d’atteinte en fauteuil. Propagation : l’obstacle physique est identique sur chaque site d’installation.
  • Contraste insuffisant du thème d’interface palette définie une seule fois dans le gabarit logiciel. Propagation : illisibilité en plein soleil sur tout le parc, sans exception.
  • Absence d’alternative à la biométrie dans le flux étape obligatoire du logiciel. Propagation : exclusion systématique des usagers ne pouvant utiliser l’empreinte ou le visage.

À la clé : un rapport critère par critère au regard de l’EN 301 549, un score de conformité visualisé sur IpedisConnect, des recommandations correctives priorisées par effet de levier - corriger d’abord ce qui se propage le plus - et, le cas échéant, votre déclaration d’accessibilité prête à intégrer. Le détail de nos livrables et de notre méthodologie figure sur la page Audit d’accessibilité numérique.

Un audit n’est qu’un point de départ : nous vous accompagnons ensuite dans la remédiation - sur le composant source comme sur le parc - et le pilotage de votre mise en conformité, pour faire de l’accessibilité un levier de performance durable.

faq

Questions fréquentes

Non. Le RGAA 4.1 est centré sur le web. Une borne est un matériel en fonctionnalité verrouillée : elle relève de l’EN 301 549 (norme européenne des produits et services TIC) et de l’EAA. Le RGAA n’intervient qu’en complément, pour d’éventuels contenus web embarqués.

Non. L’essentiel se teste sur le terrain, matériel en main : sortie vocale, prise casque, atteinte physique, lisibilité en extérieur. Aucun outil automatique ne mesure ces points ; seul un audit manuel sur site objective réellement la conformité.

Pas toutes. On raisonne par modèle : un exemplaire de chaque châssis matériel et de chaque gabarit logiciel suffit à révéler les défauts qui se propagent. On y ajoute les configurations d’implantation particulières (extérieur, hauteur contrainte, forte luminosité).

Oui, s’ils sont destinés aux consommateurs : depuis le 28 juin 2025, l’EAA vise les terminaux en libre-service, dont les DAB et bornes de billettique. Le parc déjà installé bénéficie d’un délai jusqu’à la fin de sa durée de vie utile. 

Un site relève du RGAA 4.1 / WCAG et d’une logique d’échantillonnage de pages ; une application mobile mobilise le RAAM avec des tests tactiles dédiés ; une borne ajoute la dimension matérielle (atteinte, sortie vocale, prise casque) et la logique de parc. Découvrez notre audit de site web et notre audit d’application mobile.

Vos prochaines bornes, accessibles dès le départ

Les dérogations ne couvrent que les équipements déjà installés. Faites vérifier vos terminaux avant leur déploiement et intégrez l'EN 301 549 à vos cahiers des charges.