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La révolution numérique

Le bouleversement numérique dans nos sociétés contemporaines est sans aucun doute comparable à la révolution industrielle du XIXème siècle, ce qui amènera à un changement des mentalités et des comportements.

Une définition de la révolution numérique est proposée ici, tout en sachant que ce terme est sujet à interprétation.

Il est tout-à-fait justifié de s’interroger sur les bouleversements profonds  de cette « révolution », comme sans doute, les anciens se sont posés la question lors de la Renaissance au XVIème siècle, avec l’apparition du livre imprimé, ou plus récemment, lors des années 50, au commencement du « lancement » de l’électroménager.

Les nouvelles technologies ont changé non seulement notre manière d’apprendre, ou de s’informer, mais également notre façon de parler et peut-être même de penser.

Un impact réel dans notre quotidien.

Le « numérique », au sens large, s’est imposé dans notre vie quotidienne. On le retrouve  non seulement dans le milieu professionnel, mais également dans nos propres maisons, que ce soit via l’ordinateur, ou via le moindre lave-linge.

Dans la mesure où notre rapport à l’information et à la communication s’en trouve bouleversé, on peut réellement parler de « révolution numérique », de la même manière que l’on parle de la « révolution industrielle » du dix-neuvième siècle. Tout le monde est concerné, mais particulièrement les personnes en situation de handicap, puisqu’elles ont désormais accès à une information globale, sans nécessairement devoir faire appel à un tiers. Cette démarche, du «  tout faire » de « chez soi », est bien sûr appréciable par ces mêmes personnes, mais également pour la majorité des gens, ce qui renvoie à la notion « d’accessibilité universelle ».

En France, le COE, organisme de réflexion sur le sujet, placée sous la tutelle du premier ministre, s’interroge d’abord sur l’impact de l’emploi, de cette « dite révolution », d’une part, mais également sur nos modèles économiques qu’il faudra repenser, d’autre part. Certes, à cours termes, des emplois disparaîtront, mais à plus longue échéance, des nouveaux seront créés.

On pourrait citer l’exemple des réseaux sociaux qui ont donné naissance au Community Management, ou bien encore l’apparition des caisses automatiques, qui ont permis de créer des postes de services d’aide à la personne, dans certaines enseignes.

Un tel changement n’est pas nouveau en soi, puisque lorsque l’automobile s’est développée au début du vingtième siècle, les gens de l’époque ont craint le passage de la traction animal vers ce mode de transport moderne, notamment vis-à-vis des emplois liés au domaine des chevaux, par exemple.

D’une manière plus générale, la « révolution numérique » a modifié nos comportements,  et,de fait notre rapport aux autres.

 

Un changement dans notre manière de penser.

 

Prenons tout d’abord l’exemple classique du lecteur MP3, au travers d’un casque bien fixé sur les oreilles. Le danger immédiat, si l’on peut dire, est le risque de lésions auditives, voire de surdité,  si le volume sonore est très fort. Seulement, ce n’est pas le seul… En effet, tous nos enregistrements actuels sont réalisés à partir de compression dynamique du signal.

 

Pour faire simple, cette technique consiste à rehausser les sons faibles, pour une meilleure perception, et à abaisser les sons forts, pour éviter la saturation. Or, même si cette technique peut rendre service, le signal audio généré n’est pas naturel pour nos oreilles, qui ont besoin de temps morts, ou de silence. La conséquence directe de cela, est que si l’on abuse de la musique via un casque, on va se mettre à parler en « compressé », c’est-à-dire, en parlant fort, sans nuance, comme on peut l’observer chez certains jeunes, ou les ados. C’est ce qu’explique très bien Christian Hugonnet, ingénieur acousticien, fondateur de la « semaine du son », ces observations étant directement issues du terrain.

Autre exemple, on a tendance à simplifier notre langage en reprenant des expressions « texto » comme « lol, dsl », que ce soit dans le langage parlé, ou à l’écrit. Avec un tel langage « simplifié », la pensée se simplifie également, peut-être !

L’idée est d’ailleurs reprise dans le roman de science-fiction, 1984, de George ORWELL, où le langage simplifié est tel que la manière de penser s’en trouve également simplifiée, ce qui rend les gens d’autant plus manipulables. Sans aller jusque là, il ne fait aucun doute que le langage et la pensée seront affectées par cette « révolution numérique ». Ce sera à l’Homme de s’adapter !

La révolution numérique est amorcée depuis les années 70 et a d’ores et déjà conduit au changement ne serait-ce qu’avec l’apparition des premiers ordinateurs personnels, renvoyant les bonnes vieilles machines dactylo dans les musées. Néanmoins, comme tout bouleversement profond, certains s’adapteront plus facilement que d’autres, tant que l’on sera dans la phase de transition, entre l’avant et l’après numérique.

 

Il est difficile de savoir qu’elle société cela engendrera-t-il, mais au moins l’accès à l’information, et plus généralement à la connaissance, devrait s’en trouver facilité.

 

Pour le reste, reparlons-en dans une bonne centaine d’années, histoire de prendre du recul sur le sujet !

 

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Permalien

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