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La Robotique au quotidien

L’avènement des robots dans le quotidien de chacun a été imaginé quasiment depuis les années 60, période où la « robotique » est apparue. Si les premières machines du genre étaient conçues pour l’industrie, les robots de dernière génération sont plus orientés robots médicaux, ou « robots de compagnie », grâce notamment au développement de l’informatique, en générale, et de l’intelligence artificielle, en particulier, comme expliqué dans la conférence de Philippe COIFFET, Directeur de recherche au CNRS, au laboratoire de robotique de Versailles.

Même si de tels robots, d’apparences humaines, dits « humanoïdes » ou « androïdes », offrent de réelles perspectives, il est bon de s’interroger sur les attentes et la finalité de ces machines, sans pour autant tomber dans la caricature.

Des années 60 à nos jours

Globalement, la robotique est une science apparue au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale avec les robots dits « industriels », même si le concept est beaucoup plus ancien. Les premières machines du genre conçues et développées durant les années 60, étaient principalement fabriquées pour l’industrie, autour de deux « arguments officiels ».

  • Possibilité de pouvoir être utilisées dans des zones dangereuses, où l’Homme ne pouvait directement intervenir, comme l’entretien ou la maintenance de réacteurs nucléaires, par exemple.
  • Ne faire faire à des robots que des tâches répétitives, afin de rendre à l’humain son aspect créatif, plus valorisant, de fait !

Ceci étant, les gens de l’époque n’étaient pas plus naïfs que nous, et pressentaient le troisième argument « non officiel », celui-là : réduire le risque de contestations et de grèves, en faisant faire par des machines des tâches, certes répétitives ou pénibles, mais surtout en pouvant se passer de trois ou quatre personnes, avantageusement remplacées par un automate.

Toute ces machines, bien que performantes, n’étaient pas capables d’interagir avec leur milieu (prise de décisions / compréhension de l’environnement), puisqu’il faudra attendre le début des années 80 pour que de tels systèmes soient munis d’Intelligence Artificiel.

Les robots de dernière génération

Le développement de toutes ces technologies, et en particulier de la dite « intelligence », ont permis l’utilisation de ces machines, dans des domaines inenvisageables dans les années 70.

C’est le cas, par exemple, de la robotique appliquée au domaine médical, et notamment en psychatrie, où une jeune entreprise Française a développé un robot pour le traitement de la Dépressions, ou de la schizophrénie. Toujours en France, une société a elle conçu un exosquelette pour pallier à certains handicaps moteurs, en s’affranchissant de béquilles, pour marcher. Ce système, nommé Wandercraft, est une avancée réelle pour les personnes souffrant de myopathie, entre autre.

Et les robots de compagnies dans tout ça ?

Selon Philippe COIFFET, les androïdes sont pour l’instant plus de l’ordre du gadget, que de l’utilité réelle. Nous n’en sommes pas encore à pouvoir concevoir des humanoïdes parfaits, capables de rivaliser et même de « dominer » l’Homme, puisque notre technologie n’est pas aussi aboutie que cela, en l’état. En revanche, en se projetant très loin dans l’avenir, il est difficile de répondre à la question classique :

Ces androïdes asserviront-ils un jour l’humanité ?

Pour les plus optimistes, la réponse est non, car une créature ne pourra jamais dépasser son créateur. Pour les pessimistes, en revanche, il n’est pas impossible que la « technologie » ne se retourne un jour contre nous. Les romans de Science Fiction ne manquent d’ailleurs pas de scénarios dans le domaine. La peur, s’il devait en avoir une, en tout cas à notre époque, serait plus surtout dans le risque de piratage du système, tout-à-fait sujet à ce genre de malfaçon, mais guère plus que pour l’informatique lambda, ou les objets connectés.

En adoptant un point de vue raisonnable, il y a tout de même peu de chances que les robots ne puissent un jour remplacer l’Homme, dans son intégralité, mais bien conçus, et bien utilisés, ces machines faciliteront probablement notre quotidien.
Paradoxalement, comme l’explique Philippe COIFFET, ces dernières n’induisent pas plus de chômage à long termes que toute autre organisation de travail, puisque le pays utilisant le plus de robot, à savoir le Japon, en l’occurrence, n’a pas un taux de chômage plus élevé que la moyenne Européenne, au contraire.

En revanche, ces robots ne feront leur apparition dans nos maisons que, lorsqu’ils seront suffisamment évolués, discrets de par leur présence, tout en restant simple d’utilisation, mais surtout, lorsque leurs prix se seront démocratisés, ce qui finira par arriver, ne serait-ce que dans l’intérêt évident des constructeurs de ces machines.

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Permalien

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