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La Voiture sans conducteur : mythe ou réalité ?

Tout d’abord, une explication sémantique.

Même si les deux termes sont utilisés, j’ai fait le choix de parler de « voiture sans conducteur », plutôt que de « voiture sans chauffeur », pour la raison suivante. À mon sens, un chauffeur implique une présence humaine aux commandes du véhicule, ce qui, en tout état de cause, ne sera pas le cas ici.

Certes, le concept peut surprendre, ou même faire peur à certains, mais l’idée fait peu à peu son chemin dans l’esprit des gens, dans la mesure où ce type de voiture a été présenté au « Consumer Electronics Show » de Las Vegas, premier salon de l’électronique et de l’innovation au monde.

Reste à savoir à qui s’adressera ce véhicule ?

Sans doute à Monsieur tout le monde, mais plus particulièrement aux seniors, ou aux personnes en situation de handicap, dès l’instant où la technologie sera suffisamment fiable, et les prix suffisamment bas !

Les avantages

Le véhicule historique du genre est la Google Car qui, de part sa cartographie du monde, a su populariser le système. GOOGLE prétend pourvoir faire rouler une telle voiture sur le réseau routier classique d’ici une dizaine d’années, en mettant en avant l’aspect sécurité, notamment. Avec un système automatisé, plus de risque de fatigue ou d’endormissement du « chauffeur », puisque le véhicule, via l’intelligence artificielle, sera capable de prendre les meilleurs décisions, afin d’éviter tout accident, ou tout accrochage. Autre argument développé par l’entreprise, la gestion du trafic sera bien meilleure qu’en l’état actuel, notamment grâce à la multitude de capteurs dont est pourvu ce type de véhicule. En clair, moins d’embouteillages sur les routes !

Seulement, les choses ne sont pas aussi simples qu’on voudrait nous le faire croire.

Inconvénients et réalité du système.

Aussi impressionnante que soit cette machine, cette dernière n’a pas été testée en condition réelle : déplacement sur des routes secondaires et non des autoroutes, absence de neige ou de verglas, par exemple. Cette voiture a déjà d’ailleurs été impliquée dans quelques accidents, comme le souligne un article du monde. Cela montre bien que l’on est encore sur des prototypes expérimentaux, et que la démocratisation du système n’est pas encore pour demain.

Un autre aspect est à prendre en compte, la complexité de l’interface. Si ce véhicule s’adresse, entre-autre, aux personnes en situation de handicap, comment gérer le handicap cognitif ? Autant, c’est possible via l’utilisation d’une tablette, mais beaucoup plus difficile, et surtout plus dangereux dans un véhicule en déplacement ! Je ne prétends pas apporter de solutions  au problème, mais il sera fondamental que les constructeurs de « voiture autonome » y réfléchissent.

Enfin, la législation devra être repensée. En effet, en l’état actuel des lois, que ce soit en France ou aux USA, une personne physique doit être aux commandes d’un véhicule, une voiture seule n’étant pas autoriser à rouler.

Prospective à plus longue échéance.

Rappelons tout d’abord qu’avant de mettre en service de telles voitures, il sera nécessaire de préparer la voirie. J’imagine assez mal faire rouler un véhicule de la sorte sur une route en travaux, où les passages piétons sont inexistants, et où du coup, les gens traversent comme ils peuvent, quant ils ne doivent pas marcher sur une partie de la route ! C’est valable pour tout le monde en général, et pour des personnes malvoyantes ou en fauteuils, en particulier.

Autre chose, la firme n’est pas la seule sur le projet. On pourrait citer par exemple TESLA le constructeur Américain de voiture électrique, ou encore PSA, le constructeur Français, ce qui indique bien que la France n’est pas en reste dans les nouvelles technologies.

Néanmoins, une fois la mise au point achevée, je pense qu’il sera possible d’utiliser de telles voitures sans craintes, ce qui limitera sans doute le stresse classique du « conducteur » humain, celui-là, ce qui sera toujours une bonne chose. Le comportement de l’Homme au volant changera-t-il pour autant ? C’est à voir !

Au final, la mise en œuvre du projet me paraît courte à l’échelle de d’une décennie, mais n’en n’est pas moins réalisable à plus long terme. Je ne fais pas partie des gens qui ont peur de cette technologie, car je pense qu’il y aura globalement du bon. Les personnes qui ont des craintes, sont probablement les mêmes qui appréhendaient d’utiliser la ligne de métro 14, pourtant automatisée depuis 1998.

Les changements profonds ont toujours suscités une peur, souvent irrationnelle, tout particulièrement ce qui relève de l’intelligence artificielle, mais attention… Nous sommes dans le monde réel, et non dans un roman de science-fiction.

Posted by

Permalien

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